7.11.2015

Les gribouillis de la période creuse

Réalisé à la période de la Necronomicon et toujours en cours (de photo bashing précisément)

Il fallait que je me donne un sujet, et un moteur en générant au hasard m'a proposé l'horreur. Inspiré à la fois des poses de mannequins et des monstres de Silent hill, une madame avec quatre mains.
Composition rapide underwater

Pour continuer avec les tentacules, un mignon petit poulpy




6.24.2015

Séance ciné - Vice Versa



Je me remets un peu dans le bain et à un meilleur rythme (parce que deux séances ciné sont passées à la trappe, quand même) et je vais donner mon avis sur Vice Versa, que je suis allée voir hier. L'idée même du film était séduisante, tout en rappelant ce fameux sketche de François Pérusse : le cerveau. On nous raconte donc l'histoire d'une jeune fille de onze ans et des petites voix qui se trouvent dans sa tête. Chacun représente une émotion primaire : la joie, la tristesse, la colère, la peur et le dégoût. Chacun d'entre eux est très attachant, y compris Tristesse qui pourtant enchaîne gaffes sur gaffes. Le reste du monde dans lequel ils évoluent est un superbe délire visuel où toutes les parties de notre "for intérieur" sont représentés avec brio. Les îles qui représentent un trait de caractère au subconscient caché derrière deux grandes portes mais aussi au fonctionnement des rêves (une grande scène de n'importe quoi mais finalement très proche de ce qui peut se passer dans nos têtes), tout est bien pensé et cohérent. De même, la console utilisée par les émotions est plus complexe au fur et à mesure que Riley grandit (on peut faire plus de choses.C'est un petit monde qui fonctionnait bien mais qui déraille suite à un événement qui, en effet, change beaucoup de choses dans la tête d'une fille de 11 ans : un déménagement (nan, j'ai pas du tout déménagé à cet âge là). La déception de la maison qui ne lui plait pas, ses parents stressés, etc. Mais aussi dans un âge où les émotions commencent à devenir plus complexe et où il arrive qu'on se perde. Le film nous montre autant une période de transition dans la vie de cette petite fille que dans les postes des petits bonhommes qui se battent dans sa tête. Le fait que la tristesse n'est pas une émotion seulement négative et sans aucune utilité. 
Je trouve le film beaucoup plus touchant dans ce qu'il raconte dans "la vie réelle" que dans le monde merveilleux du cerveau de Riley. Joie est surtout une maniaque de l'autorité qui veut tout contrôler et refuse de laisser la place aux autres, ce qui la mène à un périple qui lui fera comprendre qu'elle a tord.  Ses phases de narration sont d'ailleurs assez longues et parfois à vide (ou juste pour nous montrer du beau, sans véritable avancée de l'histoire). Pendant ce temps là, Riley est vraiment confrontée à elle même et à une situation qu'elle n'arrive pas/plus à gérer et qui fait que son monde s'effondre (aussi bien intérieurement qu'autour d'elle) et qu'elle est vraiment amenée à changer radicalement. J'ai presque bien failli verser une petite larmichette, mais elle n'aura pas réussi à sortir. 
En bref, allez le voir. C'est beau, c'est poétique, bien raconté, bien animé. Il n'est pas exempt de défauts mais il vaut plus que le coup d'oeil. 

6.22.2015

Séance ciné - Jurassic World




Bon, j'ai mis encore pas mal de temps avant de pointer le bout de mon nez. J'ai quand même vu le film il y a plus d'une semaine. Je dois déjà dire que je ne fais pas particulièrement partie des grands fans de la saga Jurassic Park. J'ai vu le premier quelques fois et je n'ai aucun souvenirs des deux suivants (apparemment, tant mieux pour moi). Mais je ne peux pas m'empêcher d'être contente quand je vois des dinosaures pour autant.
Pour résumer, c'était fun à regarder, même s'il s'agissait plus d'une redite du premier qu'autre chose. Il n'y a rien à redire sur la qualité graphique de l'ensemble : les décors, autant que les dinosaures sont très chouettes et le parc a été très bien pensé (l'aquarium et ses escaliers qui descendent). C'est le seul vrai point fort du film. Au début, c'était assez chouette de retrouver des éléments du premier film (l'asiatique généticien, les labos, les lunettes de vision dans la nuit, etc) mais ça finit par étouffer ce qui se passe. Sans compter qu'il s'agit déjà d'un scénario catastrophe des plus basiques.
En plus de ça, je voudrais parler de l'endominus rex... qui au final représente un peu tout ce qui ne va pas dans le film (et c'est quasiment intra diégétique en fait). Le public veut quelque chose en plus : on connait déjà les raptors et le t-rex et il faut quelque chose en plus. Mais pas le spinosaure non plus, tout le monde s'en était complètement foutu dans le troisième opus. Du coup, on obtient un dinosaure absolument moche (pas aussi moche qu'un des dinos ailés qu'on peut voir, mais quand même) tout simplement parce qu'on a pas pu se creuser les méninges pour trouver une nouvelle égérie. Bah non, du coup (spoiler) on a mixé les deux emblèmes de la saga en une dinde blanche dont même le travail de silhouette n'est pas transcendant (et la révélation de sa partie raptor m'a plus fait rire qu'autre chose). Mais bon, comme le dit le film, les gens veulent de la nouveauté et "more teeth". 
J'ai beaucoup entendu rager sur la pseudo domestication des raptors... Mais ça me fait bien moins sauter au plafond que beaucoup. Déjà parce que ça dépeint aussi bien notre rapport actuel aux animaux en général en s'appliquant aux dinosaures...qui en soi, étaient des animaux. Le rapport qu'a le soigneur avec eux ne me choque pas non plus. En plus, on a droit a une scène aussi ridicule que badass où il fait de la moto accompagné par ses raptors. Mention spéciale à Omar Sy, dont le rôle, plus que secondaire, fait partie des plus cool et en partie pour ses répliques en français.
En bref, si en sortant de la salle j'étais plutôt emballée, en prenant un peu de recul, j'ai bien eu l'impression de voir un classique film de dinosaures avec des effets spéciaux qui défoncent des mémés. Mais est ce que ça vaut autant de bruit autour ?

6.11.2015

Projet de fin d'année - Illustrations KUMOLIUM








Séance ciné - A la poursuite de demain


Bon, maintenant que j'ai bien traîné du cul et que j'ai vu le film il y a deux semaines, c'est l'heure de faire mon petit retour. Je suis allée le voir parce que... et bien parce que Brad bird. J'ai surtout aimé Le géant de fer (j'ai bien abîmé la vhs de la bibliothèque municipale) et je suis curieuse à chaque fois qu'il se branche sur quelque chose.
Je ne suis pas spécialement fan des films de famille et autres, mais j'admets avoir passé un très bon moment même si il y a quelques longueurs par ci par là. On peut déjà saluer la grande qualité visuelle du tout. Et je ne parle pas seulement des effets spéciaux. La ville avec son futur des années 80, cette quantité de détails. On sort vraiment de cette esthétique épurée (type Oblivion et autre). Les décors et gadgets sont chouettes. Le film sait être drôle (c'est assez rare que je ris au cinéma, rien que parce que ça agace le monsieur en fait), comme le running gag du pin's. Quand l'héroïne le touche, elle "voit" un autre monde mais demeure dans le sien et se mange pas mal de trucs. Le combat final comporte aussi pas mal de gags.
Pour ce qui est des personnages, j'ai eu un peu de mal à les supporter. Tous. Déjà parce que cette héroïne ne sait rien dire sans hurler (et c'est vraiment quelque chose qui m'agace) mais aussi parce que la petit cyborg a une tête à claques ultime (mais son petit côté T-1000 était assez sympa). J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié de voir des références à différents films par ci par là. Comme de voir une figurine du géant de fer dans la boutique de nerds (dans une scène que j'ai beaucoup aimé au demeurant).
Le film choisit dès le départ de casser le quatrième mur, pour finalement envoyer un message qui peut sembler assez culcul (à mon goût certainement plus sain que beaucoup d'autres) : que le pouvoir de l'imagination permet de faire beaucoup de choses, y compris sauver le monde. On prend souvent à parti le spectateur, particulièrement pendant l'un des monologues de fin, qui dénonce le choix de notre inaction vis à vis des catastrophes qui peuvent arriver. De la même façon, l'héroïne va très souvent de déception en déception. Voir Tomorrowland décrépi, à l'abandon alors qu'il s'agissait d'une promesse de savoir, d'aventure... Après tout ce qu'ils ont fait pour y parvenir. Çà peut sembler décevant aussi pour le spectateur du coup.
Pour une fois, on peut dire que la bande annonce n'a pas du tout spoilé le film étant donné qu'il y avait pas mal d'éléments inattendus (comme la présence des robots). Je n'aurais jamais pensé qu'il s'agissait plus d'un roadtrip que d'un film d'action assez basique. Il vaut le coup d'oeil. Même s'il lui manque quand même quelque chose pour être un très bon film.