Bon, maintenant que j'ai bien traîné du cul et que j'ai vu le film il y a deux semaines, c'est l'heure de faire mon petit retour. Je suis allée le voir parce que... et bien parce que Brad bird. J'ai surtout aimé Le géant de fer (j'ai bien abîmé la vhs de la bibliothèque municipale) et je suis curieuse à chaque fois qu'il se branche sur quelque chose.
Je ne suis pas spécialement fan des films de famille et autres, mais j'admets avoir passé un très bon moment même si il y a quelques longueurs par ci par là. On peut déjà saluer la grande qualité visuelle du tout. Et je ne parle pas seulement des effets spéciaux. La ville avec son futur des années 80, cette quantité de détails. On sort vraiment de cette esthétique épurée (type Oblivion et autre). Les décors et gadgets sont chouettes. Le film sait être drôle (c'est assez rare que je ris au cinéma, rien que parce que ça agace le monsieur en fait), comme le running gag du pin's. Quand l'héroïne le touche, elle "voit" un autre monde mais demeure dans le sien et se mange pas mal de trucs. Le combat final comporte aussi pas mal de gags.
Pour ce qui est des personnages, j'ai eu un peu de mal à les supporter. Tous. Déjà parce que cette héroïne ne sait rien dire sans hurler (et c'est vraiment quelque chose qui m'agace) mais aussi parce que la petit cyborg a une tête à claques ultime (mais son petit côté T-1000 était assez sympa). J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié de voir des références à différents films par ci par là. Comme de voir une figurine du géant de fer dans la boutique de nerds (dans une scène que j'ai beaucoup aimé au demeurant).
Le film choisit dès le départ de casser le quatrième mur, pour finalement envoyer un message qui peut sembler assez culcul (à mon goût certainement plus sain que beaucoup d'autres) : que le pouvoir de l'imagination permet de faire beaucoup de choses, y compris sauver le monde. On prend souvent à parti le spectateur, particulièrement pendant l'un des monologues de fin, qui dénonce le choix de notre inaction vis à vis des catastrophes qui peuvent arriver. De la même façon, l'héroïne va très souvent de déception en déception. Voir Tomorrowland décrépi, à l'abandon alors qu'il s'agissait d'une promesse de savoir, d'aventure... Après tout ce qu'ils ont fait pour y parvenir. Çà peut sembler décevant aussi pour le spectateur du coup.
Pour une fois, on peut dire que la bande annonce n'a pas du tout spoilé le film étant donné qu'il y avait pas mal d'éléments inattendus (comme la présence des robots). Je n'aurais jamais pensé qu'il s'agissait plus d'un roadtrip que d'un film d'action assez basique. Il vaut le coup d'oeil. Même s'il lui manque quand même quelque chose pour être un très bon film.

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