5.22.2015
Séance ciné - Mad Max : Fury road
J'ai attendu une bonne semaine avant de pouvoir aller le voir (le ciné à plusieurs c'est un peu plus sympa, voyez) et j'ai bien entendu tout le patacaisse autour du film bien que j'ai tenté, au mieux, de ne pas y prêter attention. La dernière fois que ça m'était arrivée, j'avais été plutôt déçue. Mais je n'ai pas été déçue, du tout. Déjà, y'avait pas la tronche de Mel Gibson pour parasiter l'écran (il fait partie de ces personnes qui m'horripilent à leur simple vue)... Mais il n'y a pas que ça. C'est une course poursuite de deux heures, dans un désert ocre et rouge, sur une bonne bande son et de bons effets spéciaux. Ça sent le bon gros film couillu des années 80, tout plein de gros bras, de flingues et de moteurs (je ne peux pas me cacher plus longtemps, j'aime bien ce genre de films). Il nous donne ce que le film promet, avec une mise en scène qui donne dans le grandiose.
Si le scénario n'a pas grand chose de transcendant (même si certains auront quand même à lui envier ce point), la qualité graphique et de réalisation est indéniable. Les props et costumes sont magnifiques, à tel point que les véhicules eux même tendent à devenir des personnages. Il y a beaucoup de détails à regarder et qui aident à vraiment constituer un univers graphique basé sur la récup. Les décors, bien que désertiques ne semblent jamais vraiment "vides" et les couleur ocre et sables utilisée donnent un vrai cachet à l'image. Les véhicule, élément plus que central de la saga de manière générale, ont vraiment une dégaine vraiment décalée voire kitsch (dans le sens positif), autant que peuvent l'être certains personnages (surtout les méchants, il ne faut pas se le cacher). Je pense que le wombo combo, c'est ce mec avec sa gratte lance flamme sur un camion mur de son. Je pense qu'à lui seul, il peut poser le ton du tout.
Le film est cependant très découpé, et c'est d'ailleurs assez grillé... Mais chacune des étapes montrées en fout tellement plein la gueule au niveau image et son que c'est un défaut que je peux clairement pardonner. Cette tempête de sable m'a presque donné la larme à l’œil (haha!) et la baston entre Max et Furiosa m'a vendu du rêve aussi.
Et ce, sur plusieurs raisons. Déjà parce qu'il est rare au cinéma qu'une femme se battre "vraiment" à égalité avec un homme mais aussi parce que la chorégraphie envoie vraiment du lourd. J'en arrive à un point assez sympa. Je définissais le tout comme un film assez couillu, mais il faut dire qu'ici, ce sont surtout les femmes qui portent la culotte. Furiosa est clairement un personnage fort tel qu'on n'en avait pas vu au cinéma depuis bien longtemps, qui transpire la classe et s'intègre tout à fait à l'univers. Si les jeunes femmes qui l'accompagnent au début de l'aventure sont très insouciantes et, autant le dire, assez nunuches, elles évoluent tout de même durant le film, acceptant l'idée qu'elles ne doivent plus se plier à un mec qui les perçoit comme des utérus sur pattes. (A savoir que les nanas qui ont du cran, y'en avait déjà quelques unes dans la saga avant, souvenez vous de la vieille et de son fusil à pompes dans le premier... elle envoyait du lourd !). Elles sont en décalage complet avec le monde qui les entoure, habillées avec des draps blancs. Inadaptées. Contrairement à Max, qui est en retrait en plus d'être la minorité. Le rôle lui va plutôt bien et ses ronronnements de moteur à chaque fois qu'il s'apprête à parler sont plutôt fendards (bon ok, j'ai des trips bizarres).
J'ai mis du temps avant de pouvoir coller des mots à peu près dans le bon ordre pour faire une critique qui tient à peu près debout. Tout ça pour dire que, même si c'est pas trop votre délire, c'est un film à voir, tout aussi bête et méchant qu'il en a l'air. Déjà de part son message et ce girl power qui fait vraiment plaisir (beaucoup plus de symbolique qu'on ne peut croire : la femme enceinte qui protège au lieu d'être protégée, par exemple). Mais aussi et surtout pour la qualité de la réalisation et des images juste grandioses qu'elles proposent. C'est le genre de film qui réussit à me donner à nouveau envie de me retrouver derrière un volant... et c'est rare ! (d'ailleurs j'irais peut être bien le revoir)
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