C'est déjà la troisième fois que je recommence l'article. Je ne sais vraiment pas par quel bout débuter. J'aime beaucoup Tim Burton et surtout son travail avant les années 2000. Mis à part Frankenweenie, la majeure partie de ses derniers films m'ont vraiment déçue. Je ne savais donc pas du tout à quoi m'attendre et encore moins d'un biopic.
L'histoire me touche. En tant que créatrice, c'est effrayant de voir cette femme traitée comme une usine, constamment au pied du mur. On nous dépeint aussi une triste réalité de la condition féminine à cette époque là : est ce que la femme a l'accord de son mari pour travailler, par exemple. Elle reste dans l'ombre d'un mari manipulateur et violent... en plus d'être un sacré" cabotin. Le rôle aurait pu être joué par Johnny Depp (que je ne peux plus voir en peinture, surtout à cause de son même rôle depuis dix ans, celui du fou un peu sympa) et ça n'aurait pas changé grand chose. Même si Waltz est un acteur que j'aime beaucoup (dans Zero Theorem par exemple), ici il est agaçant dès les premières minutes où on le voit. Je me doute bien que c'est fait exprès, surtout avec son petit sourire carnassier.
Mais très vite, le film se met à tourner en rond. Il n'y a pas non plus de réelle identité visuelle ou de nuances dans la façon dont l'histoire est racontée. C'est fade. Il n'y a qu'une scène où on peut voir le monde à travers ses yeux à elle, que son regard d'artiste déforme le monde. Mais ça n'est qu'une scène sur deux heures de film. Comme le disait une amie qui est allée à la même séance, le personnage de cette nana est au final très creux et effacé, même si cela est expliqué justement par l'époque dans lequel le tout est développé. La musique aussi est assez anecdotique quand on compare à tout ce que Danny Elfman a pu produire.
Mais le discours de l'art sur commande demeure tout de même intéressant. Tout le monde ne perçoit ses toiles que comme des valeurs marchandes, comme la majeure partie des productions artistiques depuis un bon moment. Et ce film est est une aussi.

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