Bien le bonjour tout le monde. Désolée de ce manque d'assiduité ces derniers temps (un peu plus d'un mois quand même...), mais me voilà de retour. Avec en prime quatre pseudos critiques cinéma et quelques vœux de bonne année et surtout de bonne santé (au vu de la grippe que j'ai choppé le premier janvier, c'est pas du luxe).

On commence avec A most violent year qui fait partie de ce panthéon du peu de films où j'ai eu envie de me barrer de la salle. Je n'en voulais même pas au mec deux rangs devant qui a passé la séance sur son téléphone. Si l'ennui avait un nom... Oui, j'exagère un peu. Mais, pour résumer : le mec est réglo, et il s'agit juste d'un mec réglo qui fait en sorte que tout reste réglo quand on l'accuse de l'inverse et que sinon, il se retrouve sur la paille. Ça donne lieu à quelques sous intrigues toutes plus chiantes les unes que les autres. Mais c'est surtout que ce mec est tellement clean qu'évidemment on peut pas croire qu'il va mal finir. Le titre est d'ailleurs aussi assez trompeur vu que je m'attendais vraiment à un film qui bougeait bien et on s'est retrouvés avec un épisode de Derrick. On peut passer outre.

Souvenirs de Marnie, dernier film d'un studio que je suis depuis de nombreuses années, particulièrement pour le travail de Miyazaki. C'est ici le second film du réalisateur d'Arrietty, qui m'avait quelque peu laissé sur ma faim. Mais là, j'avoue avoir été séduite. Par l'ambiance du film, sa musique, ses personnages... On retrouve la patte de ce studio, autant graphique que dans son histoire. En effet, le film peut sembler léger et insouciant. Mais ce qui est traité derrière, ici, le cas de l'adoption, reste assez dur. On est en plus ici dans l'optique de l'enfant, au courant d'un secret qu'on ne lui a pas encore révélé. Mais c'est la rencontre avec Marnie qui est centrale : une petite fille mystérieuse dont la nature ne nous est jamais vraiment révélée. C'est cette présence qui nous suit ou qu'on a l'impression de revoir alors que la personne a disparu il y a des années. Le lien qui se crée entre les deux filles, qui m'a d'ailleurs fait penser à une romance yuri, fait qu'elles se complètent l'une l'autre dans leurs situations. Ce sont deux filles seules, qui ont déjà un physique qui se démarque des autres (Marnie est blonde et Anna a les yeux bleus, avec ça, on peut aussi parler de leurs prénoms qui ne sonnent comme rien de japonais). Les décors aussi, et surtout la maison du lac, participent à cette ambiance mystérieuse et mélancolique. Un très beau film donc, de tout point de vue et j'incite tout le monde, contrairement au précédent, à aller le voir.

Charlie Mortdecai, dont je ne savais rien (comme la majeure partie des films que je vais voir me direz vous) avec en tête d'affiche un mec que je peux pas voir en peinture (Johnny Depp, que je ne peux plus saquer depuis Pirates des Caraibes, mais je crois que vous le savez déjà)... et que j'ai bien apprécié. C'est un délire un peu à la Pushing daisies : un univers kitsch, des personnages improbables et une enquête à l'issue quasi absurde. Le tout très dynamique, avec de la musique qui pète et des effets spéciaux peut être moches mais qui donnent une touche au tout (les transitions avec les avions sont juste géniales !). Le personnage de Charlie, tellement pas en phase avec son époque laisse même un moment de doute sur le moment où se situe l'action. Le running gag de la moustache et du vomi sont pas terribles, mais celui de son garde du corps qui passe son temps à se taper tout ce qui bouge est bien fendard. Les autres personnages sont d'ailleurs plutôt sympa et tout ne tourne pas qu'autour de Charlie (même si les intrigues secondaires gravitent autour de lui, vous me suivez ?). En bref, une comédie pas bien méchante sur fond de traffic d'objets d'art. Bien cool.!

Et enfin... The theory of everything (ou Une merveilleuse histoire du temps en français, parce que nique la logique), biopic sur la vie privée de Stephen Hawking. Eh ben bien, très bien même. Je commence par parler de la musique (comme ça, ce sera fait) qui est vraiment superbe et que je continue d'écouter chez moi. Si je m'attendais au départ à un film plus orienté sur sa vie professionnelle, je n'ai pas été déçue pour autant. On ne tombe pas dans le mélodrame et on rigole même de temps en temps. Ce qui m'embête toujours dans ce genre là, c'est que je ne peux pas démêler le vrai du faux, même si c'en est aussi l'intérêt. Son parcours est vraiment impressionnant, tant personnel que professionnel. La performance de l'acteur, dans sa démarche, ses expressions faciales et sa façon de parler est vraiment dingue (d'ailleurs applaudie par Hawking lui même via facebook). Chapeau bas, tant pour le parcours de ce mec, de sa femme, de l'histoire qu'on nous raconte et de la musique qui l'accompagne. Last but not least, le meilleur des films dont je parle ici !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire