12.28.2014
Exodus
Le film a eu le temps de sortir depuis l'avant première : Exodus - Gods and kings de Ridley Scott. J'avais beaucoup aimé Gladiator et Alien, mais à part ces deux exceptions (et Legend aussi, pour la nostalgie), aucun de ses autres films ne m'a marquée, si ce n'est déçue (je n'évoquerais pas Prométhéus).
Mais là, je retrouve ce côté fresque épique déjà présent dans Gladiator : les grandes batailles avec les chars et les longs moments de discussion entre les personnages, le tout avec une gestion de l'image et de la musique qui montre bien la maitrise du gars. Les effets spéciaux sont superbes et les images aux dimensions grandioses qu'il nous offre en mettent plein la tronche (particulièrement les moments phares de cette histoire que tout le monde connait).
Pour ce qui est de l'histoire, il y a une différence de traitement du prophète, car au fur et à mesure, Moise devient comme nous le spectateur des événements qui se déroulent. Et c'est ce qu'on pourrait reprocher au film, son côté extrêmement passif des personnages.
Moise, c'est juste quelqu'un qui passe son temps à se poser des questions et nous aussi et tout particulièrement sur sa santé mentale. Au final, le film reste assez réaliste, même dans son traitement des calamités et il a cet aspect que j'apprécie qui est qu'on a toujours un petit doute dans le fond de l'existence de ce dieu (là où Noé, à l'inverse ou même le prince d'Egypte indiquait l'existence de Dieu comme un postulat de départ). Il y a toujours une remise en cause du pouvoir divin, que ce soit par Moise au début du film que par d'autres (le conseiller de Ramsès). D'un autre côté, le tout est tellement improbable qu'il nous pousse aussi à croire que ce dieu existe : les calamités qui arrivent toutes en même temps ou tout simplement le revirement du personnage de Moise qui se posait vraiment comme quelqu'un d'athée. Dieu est ici représenté par un jeune berger, d'une dizaine d'année, presque présenté comme un enfant capricieux et ne peut d'ailleurs être vu que par Moise.
Mais à part Moise, aucun personnage n'existe vraiment dans le film. Même Ramsès, pourtant son frère ennemi n'est pas plus développé que ça. Il est simplement le Commode de ce film : le mec rongé par le pouvoir, cependant très proche de sa famille. On ne sort jamais vraiment de ce cliché. Et les autres... n'existent simplement pas.
Pour ce qui est de la polémique sur la couleur de peau des personnages, je choisis volontairement de ne pas rentrer là dedans même si ma foi, ils sont tous bien pâles. Mais si on se limite à ça, on peut parler de la nana d'Hunger Games qui a la base est métisse et qui a été elle aussi remplacée par une actrice bien blanche. Le casting, c'est le casting, on y peut pas grand chose même si les choix ne sont pas forcément bons. Pareil pour les erreurs historiques, si on veut voir un documentaire, on regarde un documentaire, pas une oeuvre de fiction. Je terminerais d'ailleurs tout ceci par une belle citation : "On peut violer l'Histoire si on lui fait de beaux enfants".
Qui plus est, allez le voir, au moins pour en prendre plein la tronche. Et aucun rapport, vous pouvez aussi aller voir Les pingouins de Madagascar.
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