10.03.2013

La vieille chouette est de retour

J'ai peut être pris mes vacances un peu trop à coeur et du coup, je n'ai rien partagé avec vous depuis un bon bout de temps, que ce soit en matière de dessins mais surtout de cinéma. Mais voilà, quand on prend goût au fait de ne plus rien mettre à jour, on s'y laisse facilement prendre. Je ne vais pas reprendre où j'en étais parce que ça ferait bien trop de "critiques" à rédiger et qu'en plus, ça n'est pas tout frais dans ma tête.
Par contre, je ressors tout récemment d'Insidious 2 ainsi que de Rush, soit deux films qui n'ont rien à voir.

La F1, je dirais que ça fait un peu partie de mon enfance, du coup, je me suis sentie presque obligée d'aller voir Rush. Je n'aime pas la F1, je ne suis pas passionnée de sport automobile ou quoique ce soit qui aurait sinon pu me pousser à aller voir le film. Sans compter le fait que, comme tout le monde le sait, je n'aime pas les biopics ou tous ces films qui pour tenter d'avoir un peu de crédit ajoutent la mention "tiré d'une histoire vraie". L'avantage que je devais avoir sur tous les jackys fans de Formule 1, c'est que je ne connaissais absolument pas l'histoire des deux pilotes et du coup, dans mon cas, il y avait du suspense. Si il peut facilement passer pour un film de caisse, il n'en est rien. C'est plus un drame qu'autre chose qui finalement est plus proche des personnages que des machines. Mais on sent qu'on cherche à les mettre en valeur avec des plans parfois vraiment impressionnants, à l'intérieur même de la mécanique ou en caméra embarquée. On alterne donc entre des scènes de courses vraiment bien filmées (pas dans un style télévisuel) et l'intimité des personnages. Les deux acteurs ont d'ailleurs été plutôt bien choisis, parce que si on les compare aux originaux, il y a une vraie ressemblance (surtout pour Niki Lauda et son maquillage FX assez dingue). La musique, Hans Zimmer, qui se répète pas mal mais qui assure toujours autant (je l'ai ré-écouté en rentrant à la maison). Du coup, quand on sort de la salle, on en a pris plein les yeux, plein les oreilles (le son était volontairement assez fort dans la salle dans laquelle nous étions du coup les moteurs !) et une sacrée admiration envers ces deux pilotes et leur histoire.

Maintenant changeons de registre. Vous savez bien que je m'amuse à aller voir tous les films d'horreur depuis que j'ai ma fameuse carte de cinéma. Après une sacrée déception pour The Conjuring, James Wan se rattrape quand même avec Insidious 2. Le premier doit être l'un des films d'horreur qui m'a le plus foutu les pétoches, mais qui est tellement bien filmé et bien pensé que je le revois de temps à autres avec beaucoup de plaisir. Du coup, j'attendais cette suite avec impatience. Il s'agit de la suite directe du premier, il reprend à la dernière scène du premier. Je conseille à ceux qui n'ont pas revu le premier depuis un petit bout de temps de le revoir avant parce que sinon vous allez vous emmêler les pinceaux. L'acteur du père (dont je ne me souviens jamais du nom) est un mec qui joue hyper bien, dans tous les films que j'ai vu de lui... et c'est bien car le film se tourne vers lui et sur son passé. Je vais devoir spoiler un peu le premier, mais bon. On s'intéresse donc au père et à cette vieille femme qui le hantait gamin et qui revient à la fin du premier film. Ce seront ces deux personnages qui seront au centre de l'histoire. L'ambiance est tout à fait différente, car si le premier parlait de maison hantée, de morts qui veulent revenir dans le monde des vivants, celui ci est centré sur la possession. On se sent moins oppressé étant donné qu'il y a beaucoup moins de présences et qu'elles sont identifiables. Je dirais donc que l'ambiance est moins réussie, mais l'histoire en soi est plutôt pas mal. Elle offre des réponses à ce qu'on ignorait et c'est assez inattendu. On retrouve la même gestion de l'image qui est vraiment belle et bien foutue et cette musique digne des films d'horreur old school. On sent bien que la suite a été très bien réfléchie et a bien profité des moments de mystère du premier. Moins inquiétant et du coup, un peu décevant, mais suffisamment bien fichu pour foutre un peu les pétoches et en terminer avec cette famille.

Maintenant, j'en ai terminé avec le cinéma, on va pouvoir parler photographie. Bon, ça n'est pas moi qui les ai prises, évidemment. J'ai une nouvelle fois posé avec Romain Benetton.