Disons que pendant les deux dernières semaines, ce fut quasiment le silence radio. Bon, en même temps, j'ai dessiné, dessiné et dessiné. Et j'ai bossé à McDo, dont j'ai quelques anecdotes assez marrantes. Bref. La semaine suivante, je suis venue voir la familia dans l'ouest de la France. Voilà le sommaire en gros. (Et après je causerais ciné).
Comme je l'ai dit plus tôt mais aussi précédemment, je suis restée fixée sur mon planning de production pour faire tout ce que je m'étais obligée à faire (et je suis contente, vu que j'y suis parvenue). Donc venons en directement au job en question. Parce qu'on en rencontre des collectors, certains culottés ou qui n'ont vraiment pas inventé l'eau chaude. Un type, ayant mangé comme un porc avait foutu de la salade et de la sauce partout sur sa table. Alors que je nettoyais les tables vides, le mec m'appelle (limite, il me siffle) et me demande de nettoyer sa table comme si j'étais sa boniche. Bon, je pense que tout le monde sait qu'avec mon caractère, même dans un rêve de licorne, ceci n'aurait jamais pu arriver. Dommage qu'on ai pas le droit d'agresser les cons, parce que je me serais fait plaisir. Une autre m'a demandé de gonfler des ballons pour ses gosses, après avoir mis trois plombes pour choisir des couleurs (elle m'a fait recommencer trois ou quatre fois), au détriment des commandes des clients parce que soit disant, je suis payée à faire ça. Et enfin, des mômes qui cherchaient les toilettes m'ont ensuite demandé comment elles s'ouvraient. Je leur ai donc dit d'aller demander à un caissier. Ils me regardent d'un air béat et là, je tilte qu'ils ne comprennent pas ce que je veux dire par caissier. Du coup je leur dit : "les gens au comptoir qui sont derrière une caisse". Et le pompon, il me demandent enfin où sont ces mystérieux "caissiers"... S'ils avaient cinq ou six ans encore, je dirais rien, mais ceux là étaient certainement au collège...Et après c'est les employé de McDo les débiles profonds...
Bref.
Ensuite, je ne vais pas vous raconter toutes mes vacances. Ca a commencé avec la "prise du train". Le trajet a duré sept heures et heureusement que j'ai rencontré du monde avec qui causer, jouer aux cartes et au mime pour que ça passe plus vite. Le plus amusant c'est qu'on est dans le même genre d'écoles, même si cette personne se dirige vers le design d'objet. J'ai bien profité de cette semaine pour dormir (vu qu'en fait la semaine d'avant je me levais comme pour aller en cours). Et surtout, cette fois ci, je n'étais pas malade, ce qui était aussi un bon point. Je n'ai pas vu trop trop de monde (en même temps je n'aurais plus de temps pour moi sinon).
Je suis allée au cinéma avec mon frère et on a choisi d'aller voir Sublimes créatures vu que la séance de Lincoln était trop tardive pour nous. Et, euh... N'allez pas le voir. C'est l'équivalent de Twilight avec des sorcières. Sauf que celui ci est kitsch, trop même. Que ce soit dans les vêtements, les situations qui rappellent les teenage films américains à l'eau de rose. On se doute de la fin au moment où le film débute, sauf qu'en plus, ça dure longtemps. Deux heures où ce petit couple joue aux niaiseux révoltés. Je n'ai pas lu le bouquin, mais ça me donne l'effet Eragon : tu vois le film et tu réfutes même l'existence d'un bouquin à l'origine de ça. (Bon ok, je suis carrément méchante). Et puis même qu'il y a une critique de l'obscurantisme et du puritanisme américain. Ouais, sauf que c'est tellement gros que même un môme dopé à Dora l'exploratrice l'aurait vu venir.
Du coup, je vous conseillerais plutôt d'aller voir Spring breakers, qui bien qu'assez barré est vraiment sympa. Le spring break, c'est les grandes vacances aux US, en gros. Et c'est une période de grands excès chez les étudiants qui font tout et n'importe quoi, mais surtout n'importe quoi. Je pense que tout le monde a vu des documentaires là dessus. On suit donc le parcours de quatre nénettes qui partent à la recherche de sensations fortes. Je trouve que le tout est filmé de manière assez réaliste, voire trop. C'en est presque dérangeant, parce qu'elles jouent vachement bien les nanas défoncées pour des actrices qui sortent de production disney. Et même les scènes de fête semblent être tournées sur le tas et certaines scènes ressemblent à des "souvenirs de vacances". Le film bascule à la rencontre du personnage joué par James Franco, qui a une tronche absolument ignoble avec ses dents en or et ses tresses collées, mais qui assure vraiment dans son genre et va dévoiler chez ses filles leur "vraie nature" si on peut dire. Ce qui pourrait déranger certains, c'est le fait qu'il y a pas mal de cul dans le film et que ça peut facilement devenir du meublage qu'autre chose. Ca ne m'a pas dérangée