Après le biopic sur Hawking, c'est au tour de Turing, dont je connaissais superficiellement le parcours. On a ici aussi une adaptation d'un bouquin sur la vie de ce cher monsieur, dont la vie personnelle autant que ses exploits sont traités. Ca tourne autour de la machine Enigma et comment le code de celle ci a été brisée, permettant de déchiffrer les messages ennemis s'envoyaient pendant la seconde guerre mondiale. Cumberbatch se retrouve dans le même type de rôles que celui dans lequel on le colle d'habitude : un génie en marge, assez abrupt. A la longue, c'est vrai que ça deviendrait presque lassant de le voir toujours jouer la même chose, mais il faut avouer que ça lui va bien et qu'il le fait bien. Le film traite d'ailleurs beaucoup cette façon dont on a besoin de décrypter les paroles et comportements en société (que Turing n'a pas, ce qui mène à quelques petites scènes comiques de temps en temps, au vu de son interprétation extrêmement littérale de ce qui se dit). Du décryptage dans du décryptage. Hunhun. A part ça, je reprocherais peut être à tout ça d'aller un peu dans tous les sens pour ce qui est des flashbacks. Ils arrivent parfois vraiment à des moments inopportuns.
Si ce film était vraiment attendu, je n'ai pas été plus emballée que ça même si j'ai quand même passé un bon moment. Je vous conseille plutôt The theory of everything dans le type "biopic".
Bon, on va commencer à parler de choses qui fâchent : Into the woods. Ca ne me dérange pas quand ça chante, ça ne me dérange pas quand c'est Disney... Mais là non. J'avais aimé l'ambiance de Sweeney Todd mais ses chansons ne me plaisaient vraiment pas plus que ça, et comme c'est la même personne qui gère ça dans ce film, il y avait déjà de grandes chances que le film me déplaise. Mais en plus de ça, c'est plan plan et ça dure deux heures. Il y a eu une espèce de fausse fin après laquelle je n'arrivais plus à rien faire d'autre que me retourner et me retourner sur mon siège (spoil : quand la géante est de retour). L'idée de melting-pot de contes est plutôt sympa (Les frères Grimm de Gilliam m'avait plu) mais il y a vraiment des personnages sous exploités par rapport à d'autres. Certains sont vraiment là limite pour faire joli. Tout y est très kitsch, les costumes, les décors, les effets spéciaux et ça colle bien à ce côté comédie musicale. Du coup, j'avoue avoir plutôt trouvé de mauvais goût, même si l'aspect "autodérision" du tout est tout de même présent. Ah, et Johnny Depp sert à rien, y a que Meryl Streep qui se vaut dans ce film (et Chris Pine, parce qu'il est drôle)
Je passe, clairement, je passe.

Après un Cloud Atlas qui défonçait quand même bien, j'attendais vraiment leur nouveau film. Sauf que ça tombe à plat. Bon, pas autant à plat qu'Into the woods... Mais comparons ce qui est comparable. Le film est magnifique, les effets spéciaux envoient du pâtés, les designs sont aboutis même si parfois clairement tirés de sources identifiables. Les scènes de combat sont dynamiques, sur de la bonne musique et restent lisibles. Alors qu'est ce qui foire ? Eh beh l'histoire, évidemment. Pleine de promesses, elle installe de très bonne idées qu'elle torche en une vingtaine de minutes pour finir sur le happy end le plus niais et le plus pourri que j'avais vu depuis bien longtemps. On nous lance sur une espèce de truc grandiose, avec de grandes familles puissantes, des histoires de "réincarnation", des planètes qui sont des fermes à humain (oh tiens, une récurrence de Matrix)... et ça finit comme un vieux soufflé. En partie parce que cette héroïne, c'est un peu une princesse Disney. Elle nettoie des chiottes toutes la journée et, d'après le "mec" qui dirige la maisonnée, elle passe son temps à claquer son fric pour des chaussures ou des téléphones. Yep, génial l'image de la gonzesse. C'est aussi typiquement le genre de nana qui saute dans les pièges à pieds joints, les yeux fermés et en se donnant un coup de gourdin au passage avant que monsieur muscles à coup de taureau (oui, enfin, je trouve) ne vienne la sauver. Mouais. A la fin elle a un semblant de "ah nan je vais pas me laisser avoir quand même"... mais ça suffit pas à donner un tant soit peut de consistance à ce que j'appelle là, vraiment, une potiche. Et les autres personnages sont tout aussi inexistants alors que le film a quand même deux heures devant lui pour les faire exister. Mention spéciale par contre à l'un des plus jolis râteaux (qui a bien fait marrer la salle au demeurant).
Une belle expérience visuelle qui vaut le coup d'oeil mais une déception pour le scénario qui pourtant était plein de bonnes intentions.

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