Second article de la soirée, j'ai tout de même décidé de le séparer de celui des dessins.
Mercredi soir, c'est Hunger Games que j'ai choisi d'aller voir, sans trop en attendre, tout simplement parce que les bouquins baissent qualitativement (et de manière flagrante) au fil de l'histoire. J'avais déjà évoqué le fait que le second film avait réussi à faire un meilleur film que le roman, et je dirais que c'est vrai pour celui ci aussi. Ce qui, là, relève vraiment de la prouesse (à savoir : j'ai vraiment failli ne pas le finir tellement je l'avais trouvé tout pourri).
Bon, ça se regarde hein, un peu comme tous les mêmes films du genre. Je trouve le film quand même largement moins plan plan que le bouquin (c'est dire !). Pour resituer le tout, il s'agit de la suite directe du second film : Katniss est évacuée de l'arène par un hovercraft par les rebelles. Et ici, suite logique, elle devient l'image même de la révolution, celle qui s'est opposée ouvertement aux jeux. Elle garde son statut de simple image, symbole, utilisée par tous ceux qui en ont l'occasion, pour de bonnes ou de mauvaises raisons. C'est une des rares choses que j'ai toujours apprécié vis à vis d'Hunger Games, ce rapport au média (particulièrement la télévision), cette guerre de l'info et de la désinformation qui oblige les personnages à se construire un véritable personnage. Bon, Katniss, elle est naturellement comme ça, parce que badassitude oblige. Et surtout, si dans le bouquin on est juste enfermé avec elle, le film nous permet de voir que ses actions ont un réel impact dans les différents districts et ça rend le tout beaucoup plus concret pour moi.
On constate d'ailleurs que les gentils de l'histoire rentrent dans le jeu des méchants (quel langage manichéen) et utilisent des méthodes de régime totalitaire pour faire adhérer les gens à leur cause. De jolis spots de Katniss sur de la musique épique et plein d'effets spéciaux (notons que son discours "roue libre" est bel et bien coupé au montage pour que le message soit mieux pour les rebelles), on leur trouve un hymne, un slogan. Et donc Katniss continue d'être la poupée de chiffon des rebelles comme Peeta devient celui du Capitole (il n'a pas pu être secouru avec les autres). Le triangle amoureux est d'ailleurs bien géré et ne bouffe pas le reste de l'histoire (je trouvais que c'était vraiment envahissant pendant ma lecture), il montre bien un tiraillement entre deux personnages pourtant radicalement opposés. Peeta et son sauvetage constituent la clôture du premier film (parce que depuis Harry Potter, on ne sait plus adapter le dernier tome d'un roman sans le faire en deux films différents - money is money-) et ça me laisse plutôt perplexe, puisque rien n'en découle et il n'y a aucun cliffhanger suite à ça...
Et on va arriver au gros point noir du film, vu que sa fin en est déjà un petit, et ce sont les effets spéciaux. Depuis le premier, le problème était déjà présent. Ce qui m'énerve, déjà, c'est que certains ne sont absolument pas nécessaires. Je prend pour exemple un moment où Katniss s'apprête à décocher une flèche sur un cerf et finalement, ils se regardent en chien de faïence pendant 3 secondes à tout péter. Est ce qu'un cerf en 3D était nécessaire ? Est-ce qu'un cerf en 3D pas bien aboutie l'était ? Pareil sur pas mal de plans larges où les props se détachent beaucoup du fond et où on voit au final que c'est de la 3D. Ça donne un côté très artificiel au tout, c'est assez dommage pour un film qui travaille plutôt pas mal ses costumes et maquillages.

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