Je voulais le voir, je l'ai enfin vu et tout ce que j'ai envie, c'est de retourner le voir. Ca faisait assez longtemps que je n'avais pas été aussi emballé au ciné. Je savais qu'il avait été réalisé par celui qui a fait Tempête de boulettes géantes, et on retrouve beaucoup de similitudes avec ce dernier. Il garde tous les points forts de ce film, comme l'humour décalé et à plusieurs niveaux, un style graphique coloré et qui envoie du bois, des références multiples à la culture pop ainsi que des thématiques sous-jacentes intéressantes. On y retrouve jusqu'à deux personnages très similaires. En effet, le méchant flic est clairement une projection de Earl, qui saute et qui casse tout de manière quasi épileptique. De même, Emmet est une sorte de Flint inversé, mis au banc d'un groupe à cause de sa spécificité. On retrouve aussi le rapport du personnage a sa créativité et ce qu'elle implique dans le monde dans lequel il évolue ainsi que la relation père/fils conflictuelle. Je reviendrais sur ce point là. Ce qui fait le point fort de ce film Lego, c'est que justement, ces legos sont des jouets dans ce film. Leur physique n'est absolument pas transformée (il n'y a que le visage, afin de pouvoir donner des expressions, faire bouger les yeux et la bouche) : il sont rigides des bras, des jambes et des mains, qui donne lieu à des gags assez drôles. Mais, comme on s'en doute très tôt dans le film, il y a la présence de l'humain, du joueur, qui mène à ce scénario et à cette histoire déjantée. En effet les legos trouvent des "reliques" (des clés, des bouts de sucette). Tout ça a un côté très Tron dans la relation avec "la personne qui vit au dessus" mais aussi Toy story. Le mieux (je vais spoiler mais bon), c'est quand tout cesse d'être dessin animé pour être film et où on comprend le pourquoi du comment du smilblick. Car on a un retour à la relation père fils : le père avec ses legos de collection tout bien rangés qui sont jolis et celui du gamin qui veut jouer et raconter des histoires avec ces petits personnages. On voit donc que toute cette histoire, en plus d'être un bon gros délire, basé sur une traditionnelle histoire de prophétie, est sortie de l'imagination d'un enfant qui joue avec la collection de papa. En vient aussi une jolie discussion sur l'importance de l'influence qu'on a et ce qu'elle nous permet de créer. Car les références sont nombreuses, on peut les voir et les entendre, et ce réalisateur n'en a pas honte. Il cite Fight club, fait une blague sur Django, et se fout de la gueule de la vague hipster qui "aimait avant que ce soit à la mode". Mais à côté de ça, on a le plaisir de voir Batman, le faucon millenium, Gandalf, et plein d'autres personnages pour lesquels on a envie de gueuler "ouééééé". J'ai voulu le voir en Vo pour les jeux de mots et autres trucs difficilement traduisibles et je ne le regrette pas. J'ai passé un bon moment où j'ai bien rigolé, j'ai aussi versé ma petite larmichette à la fin. Les legos c'est un peu toute mon enfance, et tout le temps que j'en ai eu, j'ai toujours joué avec. Et la chute finale m'a bien fait marrer aussi.
Bref. Il faut aller le voir, grand comme petit. Si vous n'avez pas vu Tempête de boulettes géantes, rattrapez vous au moins avec Lego.
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