Bien le bonjour tout le monde, je ne vous ai ni abandonné, ni oublié. Il se trouve que j'ai eu une petite mésaventure dont je vous parlerais ensuite et qui expliquera pourquoi il y a un gros trou dans mes publications.
Bref, il fallait et il faut toujours que je parle de La vie rêvée de Walter Mitty, réalisé par Ben Stiller et avec comme personnage principal Ben Stiller. Un mec normal, comme tout le monde, qui s'imagine plein de trucs biens dans sa tête parce que sa vie réelle lui semble sans intérêt. Ce film, c'est un hommage à tout ce qu'on a tendance à oublier à cause du tout numérique. Bien qu'en étant sur un ton léger, on reste toujours très terre à terre. Parce que Walter bosse dans un magazine papier (Life, pas des moindres quand même !) dans le département des développements photos. Comme tout le monde le sait, la presse papier, c'est pas trop en vogue et la plupart des magazines migrent vers internet pour suivre le mouvement et ne pas mourir. La photographie argentique se fait aussi de plus en plus rares grâce aux appareils de plus en plus performants qu'on a maintenant. Mais il y a un cachet, ce petit truc en plus que le numérique ne peut pas avoir. La quête de Mitty, c'est la quête de sa vie, guidée par cette quête, celle de la photo perdue, la dernière couverture de Life. On a tout ce petit côté investigation, mais ce qui en jette vraiment, ce sont tous ces voyages, tous ces lieux merveilleux dans lesquels il se rend et qui lui permettent de se découvrir. On en prend plein les yeux. L'équipe de tournage s'est vraiment déplacée et nous offre des paysages de documentaire mais sur un grand écran. En plus d'en prendre plein les yeux, la bande originale est vraiment sympa. Mais outre ceci, cette belle aventure, le film reste très terre à terre quand à la situation financière : la peur de Mitty de perdre son emploi, le prix des billets d'avion, qui vient parfois ternir l'ambiance si douce du film. Sean Penn qui n'apparait que tard dans le film nous offre un joli discours sur l'instant présent et cette recherche de la photo parfaite. Le film se termine sur cette photo qu'on pensait ne jamais voir. Ou tout simplement qu'on allait être déçu en la voyant. Mais cette photo résume tout le propos du film, ce dont il parle et de la manière dont il en parle. Touchant, drôle, bourré de rebondissements... C'est vraiment le film de ce début d'année !
Changement d'ambiance pour s'intéresser à Yves Saint Laurent, le dernier biopic français, qui cause bien évidemment d'un français. Bref, je ne suis pas plus exaltée que ça sur le film, déjà parce que ça m'énerve de ne jamais vraiment pouvoir démêler le vrai du faux. Aussi parce que le milieu de la haute couture m'intéresse moyen. C'est le parcours d'un mec torturé qui passe son temps à dessiner des robes et qui a de drôles de relations avec les gens, pour résumer la chose. Vous savez, c'est le genre de film où les prout-prout sortiront en disant "mais c'est un ââârtiste". Ce que le film nous montre c'est un homme malade, fragile, sensible mais qui a du mal à nous faire passer son mal être à travers l'écran. Malgré ses petites attitudes, ses mimiques, sa manière de parler. De plus, le narrateur est en fait son compagnon, qui s'il regarde le spectacle de manière désolée, parle avec beaucoup de recul quand le film cherche l'homme. C'est montré dès que le titre apparait à l'écran, le nom de famille s'efface pour ne laisser qu'en gros son prénom. Mis à part Yves et son compagnon, les autres personnages sont très transparents, surtout Charlotte le Bon qui... qui ne sert à rien, et d'ailleurs quand elle disparait du film, on s'en rendrait presque pas compte. En tout cas, on n'est pas ici dans un biopic qui a pour but de jeter des fleurs à ce mec, il s'en prend aussi, on voit ses erreurs de parcours. Mais si on ne cherche pas particulièrement à voir un film sur lui, on en sort finalement plutôt sur sa fin, sans être déçu.
Passons ensuite au rigolo de la situation. En gros quelques heures après être sortie de la séance de ce dernier film, j'ai été prise d'une jolie crise d'appendicite (je ne pense pas que ce soit du au film, je vous rassure). Les secours ont été très cons avec moi (et je suis désolée de devoir le dire) prétextant que j'avais bouffé quelque chose de pas bon. J'avais mangé à peine deux heures auparavant, logique hein ? Et comme je ne pouvais pas me lever tellement j'avais mal on m'a envoyé un vieux médecin de garde à la mort moi l'noeud qui, quand il m'a lui même dit que mon appendice était suspect... a préféré me donner un spasfon. Et oui ! Le lendemain analyse de sang, toujours mal. Je suis allée à l'hôpital suite à ce que m'a dit mon médecin traitant qui est loin d'être con. De 15h jusqu'à 18h, les urgences ne m'ont rien dit sur ce que j'avais. Ils n'ont confirmé qu'assez tard l'appendicite pour me foutre sur le billard quelques heures après. Sortie le lendemain et c'est parti pour 15 jours de convalescence. Pas de travail, pas d'école.
Je fais donc mes partiels à la maison. Et voilà le premier.

