Une amie m'a conseillé de me créer une page facebook pour me faire de la publicité de ce point de vue là, je ne sais pas encore quoi en penser, mais je vous tiendrais au courant si jamais ça se concrétise. Vu que je ne compte pas y mettre n'importe quoi non plus. Bref. Je précise aussi que pour ceux qui veulent me suivre au quotidien, il y a mon tumblr (Je suis un canari mort) ainsi que mon compte Instagram, qui relèvent parfois du wtf, mais bon.
Bref, revenons au moment présent et au dernier film que j'ai vu. Don Jon. J'aime beaucoup Joseph Gordon Levitt, que j'avais découvert dans Inception et Mysterious Skin (en tant que grande fan d'Araki, obligée !) et au vu de son parcours assez atypique, j'étais assez curieuse de voir ce qu'il pouvait pondre en tant que réalisateur. Et je suis plutôt mitigée. Autant par le parti pris narratif que par le point de vue. Je vais d'abord parler du point de vue, ça sera plus logique. Donc, ce Don Jon, c'est un mec qui avoue à la caméra (et simplement à la caméra) qu'il mate du porn tout les jours, qu'il aime ça et qu'il préfère ça au sexe parce que les gonzesses ne font pas ce que les nanas du porn font. Je trouve ça plutôt positif de voir un mec qui regarde un objectif dans les yeux et qui nous dit "merde, tous les mecs font ça, celui qui te dit le contraire est un menteur". Ça dédramatise, dédiabolise, bref, tout ce que vous voulez. Donc le point de vue du côté des mecs est plutôt bien géré, mais ça nous montre la population des femmes comme étant plutôt.... limitée au niveau sexuel. Pour spoiler un peu, la nana qu'on nous présente ici, c'est le cliché de la connasse qui veut un pauvre type qui fait des concessions pour elle sans rien faire en retour. Mais elle n'est jamais présentée comme une nana lambda. Cependant, quand le Jon parle de sexe, il présente les nanas comme "s'embrasser, s'embrasser tout nus, puis missionnaire". Ok. C'est quand même un peu con et surtout très limitatif. C'est vraiment là où le film pèche vraiment. Les mecs ont le droit d'être des porcs dégueux, mais la population des femmes au pieu, ça demeure de véritables princesses. Mmmh, au vu de ce que montre le film, c'est presque contradictoire, parce que ça ne va que dans un seul sens. Ensuite, parlons de la narration, qui joue sur la répétition, un peu comme dans Spring breakers, il y a donc des scènes qui reviennent. Puisque dans la vie de Jon, il y a "les" choses auxquels il tient. Du coup, tout s'affiche comme un rituel inchangeable : l'appart, la voiture, le sport, l'église, les potes, les nanas, le porn. C'est intéressant mais malheureusement très vite rébarbatif. Au bout de deux répétitions on a compris. Même si au niveau de l'image et du film ça donne un certain rythme, et de jolies séquences. Ca reste une histoire d'initiation, un changement du personnage, assez brusque vers la fin. Mais en tout cas, ça reste sympa à voir une fois, mais j'attendais peut être un peu plus.
Parlons maintenant de The Stanley Parable, que j'ai joué cette après midi après en avoir vaguement entendu parler sur twitter. Je n'avais vu que la bande annonce, le début d'un let's play et ça me disait bien. J'y ai passé peu de temps en fin de compte (environ 1h, tout au plus 1h30), mais je dois admettre que ça m'a bien plu. Pour plusieurs raisons. Déjà, quand je joue, j'aime qu'on me raconte une histoire. Et ce jeu est en soi, une sorte d'histoire interactive. Une de celles où il faut apprendre à désobéir pour obtenir tout ce qu'il y a de plus intéressant. Il y a en tout 17 fins à débloquer, j'en ai trouvé 15. Et certaines m'ont fait apprécier comme détester le narrateur. Lui qui prévoit tout ce qu'on est capable de faire, qui se moque de nous, qui se vexe, qui nous supplie d'arrêter de se jeter du haut d'un escalier, qui nous menace de rebooter le jeu, qui met en doute la profondeur du jeu, l'intérêt de jouer. Ce n'est pas un jeu, c'est un de ces ovnis expérimentaux qui valent vraiment le coup d'oeil. Juste une fois. Il à la fois accessible à tous et un peu obscur (comme The path en quelque sorte)
Je vous laisse avec la bande annonce si vous avez envie de vous y intéresser de plus près, et peut être d'y jouer. En plus, ça fait bosser la compréhension orale de l'anglais. (en dessous, il y aura aussi ma fin favorite)