Rien que son cast gère la fougère. Fassbender, que j'avais vu la première fois dans le dernier X men et qui me surprend dans la diversité de ses rôles et à quel point il les assure. Brad Pitt qui n'est plus à présenter. Javier Bardem qui m'avait bluffée dans Skyfall. Rien que ces trois là assurent. Mais celle que j'applaudis vraiment dans le film, c'est Cameron Diaz, qui n'est pourtant pas une nana dont je suis fan. Son personnage, autant que la manière dont elle le jouent font vraiment d'elle le personnage central. Une salope assumée, pourrie jusqu'à l'os, perverse et manipulatrice, qui jubile de tout ce qui se passe autour d'elle. Et elle le fait à merveille. Un personnage féminin puissant, fort et indépendant. Waow pour Cameron, déjà.
Ensuite, si certains l'ont trouvé long c'est aussi que la bande annonce est terriblement mensongère. Le film est lent et il n'y a pas tant d'action que ça. Il y a beaucoup de dialogues et tout est très posé. Comme on s'en doute avec le titre du film, "Cartel", on est mêlé à un coup en rapport avec la drogue. Et ce qui m'a vraiment dérangé justement, c'est le décalage complet dans lequel le film évolue. On ne sait pas où le camion va, qui le conduit et ce qu'il contient précisément, mais on sait ce convoi mêlé de près à ceux qu'on suit. Le film parle plus de tout ce peut impliquer un tel coup dans la vie de ces personnages, ce que ça peut détruire dans leur vie. Et si c'est en cela qu'il déçoit, je trouve ça très très con. Ce décalage que vivent ces personnages, on le vit aussi.
Les dialogues sont, il est vrai, très voire trop travaillés. Ca peut gêner, ça m'a gênée, mais il y a vraiment de très beaux passages. L'aspect superficiel de la mise en scène de ces dialogues semble tout à fait assumé et c'est aussi ça qui est étrange. Mais l'un de ceux que j'ai trouvé le plus beau est aussi le moment que je préfère du film. Je le tairais pour ceux qui désirent le voir, mais il est vraiment représentatif de ce qui peut se passer dans la tête de quelqu'un qui est tout à fait sans espoir.
Oui, j'ai ressenti beaucoup d'empathie pour ces gens pétés de thunes qui ont pété plus haut que leur cul et qui se retrouvent dans la merde qu'ils ont provoqué. Les morts, en plus de cela, sont très brutales et je me suis surprise à sursauter au peu de violence présent dans le film. C'est brut de pomme et on ne cache rien. Cependant, je ne prends pas ça "gore pour du gore", tout simplement parce que chacun se doute de ce qui va lui arriver. Il y a comme une fatalité pour tous les hommes de ce film (et oui plus les hommes que les femmes, et après les cons diront simplement que nous sommes vénales).
Certaines images m'ont marquée, mais ça n'est vraiment pas ce que je retiens principalement du film. Sauf pour ses moments de brutalité. Cela me rappelle la première fois que j'ai trouvé une scène "gore" belle par sa réalisation et sa sensibilité, mais Scott n'est pas coréen et ne me fera jamais retrouver cette même impression.
Après être passée pour une totale psychopathe, je vous conseille cependant d'aller voir le film, tout simplement parce qu'il sort du cliché du film de droooogue avec des méchants qui ont des flingues, pour voir un peu l'envers du décor. De tous ces gens mêlés les uns aux autres, sans savoir qui vraiment porte un masque.
Bon, je quitte ma casquette de pseudo-critique de cinéma pour passer à l'instant dessin. Le seul qui intéresse vu qu'il n'y a plus rien à lire. Si si je vous connais !
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| On commence par celui qui a été réalisé sur le plus cours laps de temps. Pendant qu'on nous faisait un petit rappel du dernier cours de painting. 5min à tout péter. |
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| L'exercice auquel on ne peut jamais échapper. Celui de la bouboule. Un petit rappel mais aussi une mise en pratique des outils prédéfinis que je n'avais jamais utilisés jusqu'à maintenant. |
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| Ce qu'on a réalisé aujourd'hui lors de notre premier cours de matte painting |




