7.30.2013

Retour de vacances et American gods

Après ma courte absence, entièrement méritée, me voilà de retour cette fois ci pour parler d'un livre. C'est assez rare alors que je bouquine pas mal, mais en même temps, je trouve ça assez difficile de parler d'un livre, vu que c'est plus une question de ressenti pour moi.
Mais je peux déjà dire que Neil Gaiman fait partie de mes auteurs favoris, autant avec ses romans que son recueil de nouvelles "Des choses fragiles" que je relis assez souvent. Du coup il fallait bien que je me tourne vers American gods à un moment où à un autre. Je l'avais trouvé totalement par hasard chez un bouquiniste et je me suis bien évidemment laissée tenter. Il est vrai que dans son travail je différencie vraiment ce qui relève du domaine de l'enfance du reste. Et celui ci fait partie du reste : ce n'est pas un souvenir, ou une histoire qu'on raconte aux gosses pour les faire flipper. Ici on cause de dieux, de la notion même de dieu et où les anciens, les oubliés sont en guerre avec nos nouveaux dieux, les médias, l'informatique, la junk food, etc. On traverse tout ça avec un personnage qui capte autant que nous ce qui se passe autour de lui (soit pas grand chose) : Ombre se fait trimbaler partout sans discuter. Quand j'ai commencé le livre, il me semblait assez fade, comme quelqu'un qui ne réagissait jamais à rien alors que la vie s'acharnait sur lui ou tout simplement lui montrait des chemins trop louches pour qu'on les suive sans rien dire. On rencontre tout un tas de personnages en qui on peut reconnaître des dieux, parfois nordiques, parfois égyptiens (et moi c'est un folklore que j'adore)... Qui tentent de s'unir face à ceux qui prennent leur place. Ce qui est très étrange, c'est que tout est écrit d'une manière assez crédible, réaliste, alors que certaines scènes paraissent parfois complètement délirantes. Ça provoque un sacré décalage, surtout quand on est confronté à quelqu'un comme lui, qui au final, au début de son aventure... ne sait pas du tout quoi faire ni où se diriger.
Je l'ai terminé pendant mes courtes vacances, et j'attends impatiemment la seconde semaine de congés payés qui arrivera fin août (je serais de nouveau obligée de vous laisser)