Désolée pour cette petite absence, alors que je n'étais pas plus occupée que cela. Il fallait quand même que je laisse mes impressions sur les derniers films que je suis allée voir. Tout d'abord After earth, dont je n'avais entendu parler que parce que le père et le fils jouaient dans le même film. Et qui fut pour moi une sorte de déception même si en soi, il y avait quand même pas mal de bonnes idées et d'images très belles. Le souci c'est que ce film est truffé de truc tellement peu cohérents qu'au final on finit par se forcer à oublier de penser. Par exemple, lors du crash, le père est happé à l'extérieur à une vitesse et une force telle qu'il n'aurait jamais pu survivre. Mais non, juste une fracture. Et ce n'est qu'un exemple. Ensuite, la relation père-fils, très présente dans la majeure partie des films de ce réalisateur est très présente, mais tout y est exacerbé, rendu à l'extrême, avec des monologues larmoyants et des flash back d'un passé qu'on aurait préféré oublier. Je trouve qu'il en fait des tonnes, ce qui fait que les images et le contenu perdent beaucoup de prestance. A l'inverse justement, un oiseau a un rôle secondaire, m'a beaucoup plus marqué du fait que justement, il ne parle pas, et seul son comportement retranscrit ce qu'il ressent. En images de synthèses super bien foutu, c'est vraiment LE truc que je retiens du film, car c'est aussi le seul qui a réussi à me tirer ma larmichette (en même temps, il faut avouer que je suis assez sensible aux oiseaux morts, allez savoir pourquoi). C'est aussi le genre de films dont on se doute de la fin, mais aussi du milieu, du début, de tout : téléphoné, sans surprise. Il regroupe un bon nombre de cliché ("le plus improbable serait que ce monstre ait survécu et vienne te tuer" = bien sur qu'il est vivant, c'est même le boss de fin) agaçant. A part ça, les paysages, la photographie et la musique sont vraiment impeccables. Rien à redire là dessus. C'est beau, on en prend plein les mirettes, de cette terre sauvage qui a repris ses droits sur l'homme. On traverse d'ailleurs plusieurs endroits très différents, on fait vraiment un bon petit voyage. Le passage du jour à la nuit et ses gros changements de température, c'est bien pensé et ça donne lieu à de très beaux plans.
Ensuite, Star trek. Pour tout dire, je ne connais pas trop cet univers. Je n'ai quasiment rien vu de la série (ou plutôt "des séries", vu que plusieurs existent), ni vu le premier film. Mais comme tout blockbuster qui se respecte, on peut le voir comme ça, indépendamment de l'univers qu'il y a à côté, ça n'empêche absolument pas de comprendre. Je ne savais pas trop quoi attendre de ce film du coup. Sachant qu'en plus JJ Abrams n'est pas un réalisateur que j'apprécie outre mesure. C'est sur, ça envoie du bois au niveau des effets spéciaux, c'est propre, ça explose, y'a de l'action, un peu de romance et des blagues à deux balles : quand allociné le décrivait comme le blockbuster ultime, et bien ça y correspond très bien. Il a parfois des longueurs à cause de dialogues que je définirais de "captain obvious" ou l'art de redire ce qui est tout à fait évident. C'est le genre de truc qui me fait sortir de mes gonds parce que j'ai l'impression qu'on me prend, moi, spectateur, pour une sombre idiote. Il y a aussi les gros clichés du type "je crie le nom du méchant en gros plan sur mon visage pour montrer à quel point je suis triste qu'il ai fait du mal à mon super poto qui a mis sa main sur la vitre donc j'ai posé ma main contre la sienne tellement c'est mon super poto" (rien que celui là, il est méga collector en fait). Mis à part ça, j'avoue que c'est plutôt sympa. L'action est plutôt bien répartie et ne demeure pas tout le temps du même acabit : on a des courses poursuites, de la baston, des vaisseaux qui se tatanent à coups de torpille, etc. Et d'ailleurs le méchant joue vraiment super bien. Il est connu pour avoir joué Sherlock pour la BBC, mais je le connaissais d'un autre film pour avoir joué un petit rôle... de pédophile. Bref, là n'est pas la question, le côté badass lui va super bien, et j'étais sur le cul de voir à quel point ils en ont fait un super combattant (autre point fort, les scènes de combat sont plutôt bien chorégraphiées, qu'elles soient avec des armes ou non, ce qui est assez rare dans un film américain en fait).
Après, voir Seilar (le méchant de la série Heroes) en Spock, ça m'a plutôt fait sourire, et du coup, y'a des trucs qui restent tellement kitsch que même si le tout est hyper classe... qu'on peut pas s'empêcher de rigoler. Je sais que ça peut sembler stupide, surtout aux fans de Star Trek mais putain, leur fringues et tout... Ca m'a fait bien plus rire que les petites blagounettes lancées par les acteurs.
Il a aussi un côté onze septembre, dont pas mal de gens ont parlé mais que je ne développerais pas là, parce que même si c'est vrai, ne causons pas de choses qui fâchent (et encore moins à 2h du matin)
En tout cas, ça reste un bon divertissement, avec quelques petits moments où le temps passe plus lentement, mais qui en envoie plein la gueule au niveau visuel. Rien que pour ça il vaut le détour.
Sinon, pour ce qui est du boulot, je crois que je vais écrire une plaquette adressée au clients de McDo pour leur apprendre à passer leur commande correctement :
- Bonjour ou bonsoir, parce que la politesse ne fait de mal à personne
- Quand vous prenez un menu, on ne peut pas devenir que vous voudriez telle boisson ou plutôt des potatoes.
- Donc ne soupirez pas quand vous répondez "bah j'veux çaaa huuuh", on n'est pas des putains de devin !
- Quand vous prenez des trucs spéciaux dites le AVANT d'avoir payé...
- Quand vous payez par carte, dites le parce que putain, on a une caisse devant la tronche ! Donc si vous avez foutu votre petit bout de plastique dans le lecteur... on peut pas le voir...
- Ne nous agressez pas parce qu'il y a de l'attente, d'abord parce qu'il y en a toujours un peu, et ensuite parce que nous gueuler dessus ne changera absolument rien. Ca ne va pas faire apparaitre le reste de votre commande par magie.
- Dites merci aussi, parce qu'on bosse pour vous bande d'ingrats. Merde
Je parle assez peu du boulot, mais je pense que ça résume tous les petits tracas de ce job...
Je vous laisse avec cette très belle chanson d'un jeu récemment débuté sur ma psp, d'une série de jeux que j'aime beaucoup : Silent hill. Et je vous conseille de jouer à Shattered memories, parce qu'il vaut vraiment le détour. Même s'il change les codes de la série d'origine, ça demeure une véritable expérience de jeu. En partie parce qu'il y a un profil psychologique qui fait dériver le jeu envers ce qui vous correspond le plus, mais aussi parce que c'est une ambiance très particulière. Entre l'angoisse et la mélancolie, la nostalgie. Silent hill devient donc la manifestation physique de nos problèmes intérieurs, et on ne peut s'y échapper qu'après avoir tout réglé. Il s'agit aussi d'un reboot du premier épisode, qui est mon préféré. Je parlais tout à l'heure de la relation filiale qui revenait souvent comme thématique dans les films. Elle est dans Silent hill 1 traitée avec brio. Jouez à Silent hill. Point barre