5.03.2013

Hier soir, c'était cinéma

Deux films d'un coup et d'un genre très très différent : le remake de Evil dead ainsi que Mud. Le film d'horreur à gros budget face au film d'auteur américain.

On va commencer par le remake. Parce que depuis l'été dernier, je me met à bien apprécier les films d'horreur. J'avais vu la trilogie Evil dead originale il y a à peu près un an, plus pour me marrer qu'autre chose car il faut bien avouer qu'ils ont assez mal vieilli. Du coup, par curiosité, je voulais aller voir le remake, tout de même produit par le réalisateur original Sam Raimi. L'esthétique reste quasiment la même, le kistch en moins, du coup, le résultat donne un truc beaucoup plus gore et flippant que les premiers (moyens oblige). Du fait qu'il s'agit d'un remake, le scénario est kif kif bourricot, à quelques détails prêts. Mais c'est surtout la fin qui change. D'habitude, le syndrome de la fausse fin (ou aussi fin trop facile) est quelque chose qui m'agace au plus haut point (parce que ça rajoute des longueurs et qu'on se doute de ce qui va se passer, blablabla)... Mais là c'est plutôt sympa. Et puis il ne s'éternise pas, le film ne dure qu'une heure et demi, c'est court, c'est concentré comme de la tomate en tube. Oui ma métaphore est nulle. J'ai du détourner les yeux plusieurs fois parce que c'est quand même immonde, autant au niveau des bruitages que du reste. Le maquillage des personnages est vraiment impressionnant, alors que j'aurais pensé qu'il y aurait vraiment surenchère d'effets spéciaux. Finalement non et c'est un point plutôt positif parce qu'on sent que les mecs ont travaillé et bien. Ensuite, pour l'histoire, classique, presque cliché mais il faut dire que ça fonctionne et ça fonctionne bien vu que je riais jaune en même temps de flipper. Je suis rentrée dans le délire, pas au point d'en faire des cauchemars mais bon... Bref, je l'ai vu une fois, ça m'a suffi.

Le second film qu'on a regardé, c'était Mud, que j'étais pressée de mater, de part la critique mais aussi pour l'acteur qui m'avait vraiment impressionnée dans Killer Joe (que j'ai quand même vu au cinéma trois fois et dont je re-regarde des morceaux encore maintenant). C'est pas du tout le même registre, mais franchement, c'était une bonne grosse claque. Les paysages sont magnifiques, et c'est un endroit que j'ai rarement vu dans les films en fait... Et pour ce qui est des acteurs, les enfants autant que le mec assurent. Les relations entre les personnages sont toutes bien pensées, réfléchies, crédibles. Ça nous donne une histoire vraiment touchante et réaliste, mais qui dépeint en plus une certaine réalité sociale pour ce qui est du milieu dans lequel évoluent les enfants. L'île, isolée de tout, offre de beaux paysages et des images qui marquent comme ce bateau bloqué dans l'arbre, la jungle et tout et tout. Il est donc autant à voir au niveau esthétique que scénaristique.

Pour finir, un dernier film que j'ai regardé chez moi, sur mon ordinateur : Electric dreams. Encore un fim avec des ordinateurs qui pensent et tout et tout. C'est une comédie romantique, il y a un triangle amoureux entre un homme, une femme et un ordinateur, doué de pensée du fait que son proprio lui a renversé (volontairement) du champagne dessus. Personnellement, c'est le genre d'ordinateur qui me fait flipper, surtout dans sa manière de parler et de vouloir comprendre les relations humaines. Même c'est assez rigolo qu'en soi, un ordi tombe amoureux d'une nana. Le film est assez musical (même si ça n'est pas une comédie musicale non plus) quitte à être un peu kitsch mais j'avoue que j'écris l'article en écoutant ça et que ça me donne plutôt la pêche. Sacré Edgar

Sinon, j'ai un magnifique nouveau canapé, merci à ceux qui ont bien accepté de me le donner mais surtout de me l'amener sur plus d'un kilomètre à pieds chez moi vu que des connards de la tcl ont refusé qu'ils prennent le métro avec.
En attendant, j'ai aussi l'honneur de vous dire que j'ai un strabisme, et oui. Mais même moi je ne le remarque pas