Je savais que j'allais avoir un gros pâté de texte et d'images à publier, du coup j'attendais d'avoir suffisamment de temps pour me consacrer à tout ça. Je vais donc reprendre au stade où j'en étais, soit Possédée, dernier film produit par Sam Raimi (sous entendu selon moi, un sacré mauvais film : je n'ai pas trop aimé ses spider man et ses films d'horreur sont plus drôles et clichés qu'effrayants). Comme je m'y attendais, ça n'était pas du grand art, mais je l'ai trouvé presque limite par rapport à l'image de la religion juive qui y est représentée de manière... absolument ridicule en fait. Ensuite, ça demeure un film ou la peur est sensée être provoquée par des bruits brusques et hyper forts. J'étais vraiment une petite nature avant, parce que maintenant, ça ne me fait plus peur du tout. Cet effet trop cliché faisait qu'on ne croyait absolument pas à l'histoire. Mais pire encore : le public ! Avant la séance, je me suis assise bien au milieu, bien tranquillement. Puis "ils" sont arrivés. Tout d'abord une armoire à glace qui s'est dit que s'asseoir juste devant moi était une idée judicieuse. Oui, je déteste à ce point devoir me décaler sur la gauche ou la droite pour voir correctement l'écran. C'était donc déjà assez mal parti, mais la ruée de collégiens et de pouffs est arrivée ! Pire, ce que j'appellerais la famille pouff, la mère et ses trois dindes, toutes maquillées comme des camions volés, parlant fort et de manière vulgaire quasiment la bouche pleine. Et elles ont hurlé tout le long du film, y compris pour ce qui n'était pas effrayant. Bref, je crois aussi que ces nanas m'ont un peu empêché de profiter de la séance. Du coup, j'ai marché un petit peu dans le centre avant de retourner vers le cinéma pour aller voir cette fois ci Main dans la main. La musique de la bande annonce m'avait charmée, autant que Valérie Lemercier qui me fait vraiment marrer. J'ai déjà dit de nombreuses fois que le cinéma français et moi, ça faisait deux. En plus, je n'avais pas du tout aimé l'autre film du même réalisateur (La guerre est déclarée), du coup, j'avais un peu peur d'y aller mais j'ai été vraiment charmée. Par ce petit conte sympathique dont on se doute de la fin. L'élément paranormal est traité comme s'il s'agissait de quelque chose qui arrivait comme ça, qui n'a pas d'explication mais qu'au fond, on se fiche de l'explication. Et c'est vrai. On se concentre sur ce petit centre autour duquel gravitent de nombreux personnages plutôt sympathiques et qu'on apprend à connaitre au fur et à mesure. Lemercier est très à l'aise dans son rôle de prout-prout prof de danse et le petit monsieur est bien à sa place aussi. La relation de je t'aime-moi non plus fonctionne bien et ce qu'ils se balancent dans la tronche est plutôt fendard. Comme diraient les jeunes, ce film est frais.
Et le lendemain, c'était la rentrée avec un exercice de couleur à la gouache dont je vous ai montré un exemple hier via mon téléphone. On devait donc reproduire, de manière plus ou moins réaliste un décor, ou plus particulièrement une photo de paysage. On avait le choix entre cinq images, toutes représentants le sud de la France, soit des ruelles, soit des vues d'ensemble. J'ai donc choisi une ruelle qui descend avec des zones d'ombre et de lumière très contrastées. Au niveau des couleurs que j'ai choisi, cela ressemble plus à Marrakech qu'autre chose, mais le prof avait l'air satisfait étant donné que ma palette était cohérente. Comme deux jours n'étaient pas suffisants, il nous donne le vendredi pour le terminer, du coup, j'ai pris plus mon temps mardi pour pouvoir bien m'appliquer. Et puis il faut dire qu'une journée complète de peinture, ça crève un peu.
Aujourd'hui, c'était le retour de la culture graphique, avec un des profs que je préfère. Aujourd'hui on s'intéressait de plus près à la perspective à plusieurs points de fuite et les impressions que cela peut donner sur la personne qui regarde. Je dois dire que tous ces petits trucs m'ont donné envie de dessiner des bâtiments, chose que je détestais faire avant. Mais comme cela me semble désormais plus accessible, je n'arrête pas d'en gribouiller sur mon A3. L'après midi, on regarde toujours un film ensemble. Cette fois ci c'était Fright night (Vampire, vous avez dit vampire ? en français), qui a eu droit à un remake il y a un ou deux ans, avec Collin Farrel (mais je ne l'avais pas vu). Un film à prendre à la légère qui se joue des codes tout en gardant un petit côté angoissant et gore à certains moments. On s'est un peu attardés sur les maquillages et les transformations opérées avec ou sans effets spéciaux : leçon à retenir, si on peut ne pas faire d'effets spéciaux, on évite. On a aussi débattu sur les films de Batman. Et fin de la journée. Demain, c'est l'histoire de l'art qui m'attend. Il faudrait que je me mette à participer, ça ferait plaisir à ma prof qui me dit que j'ai un bon bagage culturel. J'ai d'ailleurs choisi le sujet de son projet exposé. Il fallait choisir un monument gothique et j'ai opté pour l'église Santa Maria del Mar à Barcelone que j'avais visitée avec mes parents lors de notre séjour (et quand je repense à certaines anecdotes, je souris, mais il n'y a que nous qui pouvons comprendre alors je ne vous en ferait pas part !).
Pour clore le tout, voici les scans de mon carnet de croquis A4. Je prendrais des photos de mon A3 étant donné qu'il ne passe pas dans mon scanner (logique).
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