11.05.2012

Pour ceux qui n'ont pas envie de lire, passez votre chemin, ceci sera un véritable pâté

Bon, commençons là où j'avais terminé la dernière fois, soit mardi, soit l'avant première de Tim Burton.  Parce que oui, j'ai bien continué et fini mon boulot avec les tentacules, mais bon, sans photo ni scan, ce n'est pas vraiment passionnant à raconter. Tandis que le film, bah, en soi, tout le monde peut aller le voir. Et d'ailleurs, je le conseille fortement, à tous ceux qui apprécient le Burton des années 80-90 mais aussi à tous ceux qui aiment les dessins animés de manière générale. Je pourrais rajouter la catégorie, ceux qui aiment les films de genre, mais ça commence à faire beaucoup. Frankenweenie, il vaut le coup, même si on ne fait pas partie des inconditionnels de ce que je viens de citer. Pour plusieurs raisons, et bien heureusement d'ailleurs. Il est très beau, il évoque tous ces vieux films de Burton que j'aime tout particulièrement (Edward aux mains d'argent par exemple) avec ces personnages aux grands yeux ayant l'air de véritables psychopathes, le milieu de la banlieue américaine bien proprette... Pour moi, ça sonne comme un vrai retour au sources qui fait du bien quand on voit les vrais cacas qu'il a réalisés et produits ces dernières années. C'est vrai que ça me fait mal de dire ça, mais Dark Shadows et compagnie, ce n'est vraiment plus possible. J'en étais quasiment à flipper d'aller voir ce dessin animé, alors c'est pour dire ! Ensuite, quand je dis que c'est beau, l'esthétique Burton, on adhère ou on aime pas. Mais je trouve qu'on le retrouve tellement, que le film a de suite une identité propre. Même si le protagoniste ressemble un peu trop à mon goût à celui des Noces funèbres. Ceux qui m'ont fait le plus rire : le bossu, le prof de physique et la nana avec Mr Moustache. Leurs tronches sont imprimés dans mon cerveau et pour certains, les répliques qui vont avec. Donc, venons en à l'histoire à proprement parler, plutôt que de tourner autour du pot. Comme tout le monde l'a deviné, il y a une grosse référence à Frankenstein, le rapport entre le créateur et sa créature d'outre tombe. On nous montre ici un monstre, quelque chose qui ne fait partie d'aucune catégorie animale, végétale ou minérale, qu'est ce chien ramené à la vie par son propriétaire n'ayant pu accepter sa mort. Sous ce fond plutôt lugubre et dans lequel, je pense, chacun de nous peut se retrouver (on a tous perdu un animal qui nous était cher), l'histoire racontée de manière assez légère et fait percevoir la mort d'un autre angle. On y aperçoit aussi d'autres créatures, références à de nombreux films de monstres tels que Godzilla ou les Gremlins, beaucoup plus charismatiques selon moi que le chien, mais surtout beaucoup plus drôles ! C'est du grotesque poussé à l'extrême, des monstres nés par l'orgueil des enfants produisant des scènes plus que cocasses. Un très bon moment, où l'on rit, où l'on s'amuse à dénicher les nombreuses références, à redécouvrir le Burton qui nous manquait, mais aussi un petit moment d'émotion qui pourrait peut être bien tirer une larmichette à plusieurs d'entre nous.
Je n'ai pas développé tout ça à la nana de France inter qui est venu nous alpaguer à la fin de l'avant première, mais ça correspondait à peu près à tout ceci en plus concis.
Le lendemain, c'était Halloween, et j'avais oublié que cette fête pouvait être aussi marrante. Les meilleurs sont ceux quand on est petits et qu'on ramasse une quantité folle de bonbon en étant complètement grimés. Bon là, c'était un autre registre. Nous étions en journée d'autonomie à l'école et terminer un boulot de niveaux de gris pour le sujet de perspective. Du coup, ce sont les délégués qui doivent "maintenir l'ordre" et "faire en sorte que tout se passe pour le mieux". Raison de plus pour ne pas vouloir l'être, même si tout s'est très bien passé. On a aussi fait notre photo de classe, chose que j'avais oubliée depuis mes deux années à la fac.

[ma co a merdé, alors que j'avais beaaaaaucoup écrit, du coup, je vous laisse qu'avec ça, je referais demain, je suis trop dégoutée]
Je reprend, le lendemain soir où je m'étais arrêtée. Soit le maquillage avec du faux sang des diverses personnes de ma classe, vu qu'aucun prof n'était là pour nous surveiller. J'ai barbouillé plusieurs de mes camarades et moi même. Le soir, plus aucune trace du maquillage vu que je suis allée travailler et que ça aurait fait légèrement mauvais genre (ou plutôt genre je viens de me faire tataner la tronche)... Du coup quand je suis arrivée à la soirée d'intégration sur L'ayers, je n'avais pas ma tronche de déterrée de six heures plus tôt. C'était bien sympa malgré la bière pas terrible et la musique carrément pourrie à partir de 23h, mais bon, on peut pas tout avoir. Je me suis défoulée comme jamais et j'ai du perdre au moins deux litres de flotte à me remuer... J'ai aussi gagné le duel lancé à un mec de mon école, comme quoi j'allais le battre au pole dance. Chose faite, en même temps que la découverte de ce "type de danse". Je suis quand même rentrée assez tôt.
Le lendemain matin, pour se réveiller, on a regardé Prodigies et Matrix avec R. tout en mangeant un bon bol de céréales pour enfants. L'après midi, on a vu Looper. Et voici donc la seconde critique de l'article (vu que tout le monde sait déjà ce que je pense des deux films cités précédemment, donc je ne vais pas en faire des patacaisses dessus). Et celle ci est plutôt négative, contrairement aux critiques du public et de la presse. Bon, les plans sont chouettes, Levitt joue bien et son maquillage est plutôt réussi, l'univers est sympa, voilà. Mais, car il y a un gros mais (je dirais même qu'il y en a plusieurs en fait). D'énormes problèmes de rythme car pendant plus de la moitié, il ne se passe strictement rien d'important ou qui fasse progresser l'intrigue. Bruce Willis, qu'on voit pendant dix minutes de film à tout péter, fait ce qu'il sait faire de mieux, sauf que j'aurais préféré qu'il comble le temps au lieu de se faire aussi petit. D'ailleurs, le maquillage ne me fera jamais, au grand jamais croire que Gordon-Levitt pourrait un jour finir avec la tronche de Willis, ça n'est juste pas possible. Et ça n'est un plan de ce dernier avec de longs cheveux noirs sur les côtés qui me feront changer d'avis. Au moins, ça aura été une bonne rigolade. Le concept est lui aussi, très mal exploité et développé alors que, comme pour Times Out (son autre film) était une bonne idée. J'ai bavé d'impatience devant la bande annonce et j'ai ensuite bavé tellement mon cerveau se coupait devant le film en question. Je pense que j'irais quand même le voir une seconde fois, juste pour voir si c'était vraiment que je n'avais pas la tête à regarder ce film (ou que je l'avais peut être trop attendu...) ou s'il est comme je le décris ici.
Le soir, au lieu de me coucher tôt, comme j'aurais du, je me suis rendue à une petite soirée avec un pote de ma classe. Je n'ai pas eu le courage de partir à 1h du matin comme je me l'étais dit et finalement, j'ai dormi là bas jusqu'à 5h30 du matin pour pouvoir récupérer mes affaires, prendre un petit déjeuner, puis mon train. Coup de bol, j'étais en première classe sur une place seule et j'ai pu roupiller pendant la moitié du trajet. Ca m'a fait bizarre de retourner à la maison, j'avais l'impression de ne pas y être allée depuis très longtemps : tout me semblait différent (surtout le plafond, parce que c'est hyper haut chez moi). J'ai pu revoir tout le monde : la petite mamie que je gardais occasionnellement, ma famille et quelques amis. J'ai profité de mon vendredi pour être avec K, tant l'après midi que le soir où nous sommes allés voir un petit groupe local. Le samedi, j'ai pu enfin visiter l'appartement où mon frère et ma belle-soeur préférée (en même temps, j'en ai qu'une) s'étaient installés peu de temps avant mon départ. Petite fête sympa, en comité restreint, "la familia", les amis proches, toussa toussa. Et j'ai encore dansé ! Sur Doctor Who, Buggles, Psy, Shake shake shake.... Musique bien moins pourrave que la boîte de nuit.
Le dimanche, dernier jour était plus calme et j'étais quand même bien dégoûtée de devoir repartir, surtout qu'il fallait que je finisse mon carnet de croquis des "objets du quotidien" pour le lendemain. Petit repas, jeux de société sur l'Ipad avant de reprendre la route. J'avais mon petit pincement au coeur auquel s'ajoutait un mauvais pressentiment. Au départ, je pensais que j'allais louper mon train mais je l'ai tout de même eu. Mais mon impression m'est restée et je n'ai pas eu tord vu que j'étais dans ce fameux TGV resté bloqué plusieurs heures sur la voie pendant la nuit à cause d'un sanglier. J'avoue que quand on a percuté l'engin, j'ai flippé comme une bête et je pensais qu'on allait dérailler. Le bruit et le mouvement (aussi la tronche des gens) faisaient que j'avais du mal à m'imaginer qu'il s'agissait d'un sanglier. Au départ, on nous a parlé de 45 minutes à rester glander là, puis comme le train était endommagé, ils ont ensuite parlé de rejoindre une autre gare en amont pour y attendre un autre train. Mais la locomotive était trop endommagée, du coup, on a attendu qu'un autre train vienne directement nous chercher dans le coin de campagne où nous nous trouvions vu que le train était dans l'incapacité complète de bouger. La lumière s'éteignait, se rallumait, on avait des infos au compte goutte mais surtout ni eau ni nourriture. Le train était quand même sensé arriver à 23h30 et on a pu sortir de cette boîte hermétiquement fermée qu'après 5h ! A cause de ça, je n'ai pas dormi de la nuit et je suis arrivée tel un zombie en cours mais avec mon carnet de croquis terminé. J'ai pu terminer le portrait de mon camarade et j'avoue que je suis plutôt contente du résultat. Lui ne m'a pas représentée à mon avantage mais bon, je ne vais pas criser non plus. L'après midi on a refait des croquis d'observation de personnes, mais comme ceci nécessitait moins de concentration que le projet de la matinée, je commençais sérieusement à piquer du nez. Après ça, douche, manger, dodo. Et j'en ai bien profité.
Aujourd'hui, c'était culture graphique, où on a refait des squelettes, des écorchés dans diverses positions. On a aussi vu quelques animaux aujourd'hui et dessiné des chimères (ça m'a rappelé le collège !). L'après midi, on a regardé Dark Crystal, un film de marionnettes réalisés par le créateur des Muppet Show. Ca a pris un bon coup de vieux, mais ça reste plutôt marrant et l'histoire est vraiment bien, même si le héros est purement anti-charismatique et que j'aimerais boxer sa sale tronche. Les marionnettes sont très belles et les effets de mouvement sont vraiment bien foutus, tellement que des fois je me posais quand même la question du "comment les font-il bouger". Les vilains toupabô sont ceux que j'ai trouvés les mieux, surtout le chambellan et son petit bruit si caractéristique. C'était soit disant un film pour enfant mais personnellement, je ne trouve pas trop. On m'aurait montré ça petite, j'aurais juste flippé comme une bête. Et puis le message de fin sur l'orgueil n'est pas si évident que ça pour des p'tites têtes. Certes, c'est coloré, y'a une bêbête mignonne qui grogne sur tout le monde et des répliques un peu culcul... Mais pas uniquement. Si certains ont dormi, je suis restée bien éveillée devant.