10.10.2012

Comme on dit : mercredi, c'est sortie !

Je profite de ma toute dernière semaine de "tranquillité" pour gérer tout ce qui reste d'administratif ou tout simplement de chiant à faire. Comme j'ai enfin mon planning, j'ai pu envoyer des CV et lettres de motivation dans différents endroits, finir l'inscription à la sécurité sociale étudiante, prendre un rendez vous chez le médecin, prendre mes billets de train pour rentrer quelques jours dans ma petite campagne.
La petite anecdote de ma journée revient d'ailleurs à cet agent de la sncf (je ne peux pas citer de nom, mais même si je l'avais, je ne pourrais pas), que je n'ai réussi à atteindre qu'après vingt minute d'attente. Je devais présenter des justificatifs d'identité avec photo : y sont passés ma carte d'identité et mon permis de conduire. "Eh bien, vous vous êtes bien arrangée depuis". Ok. Merci. La photo de mon petit papier rose date de moins d'un an mais c'est pas grave. Je préfère le prendre avec le sourire. Surtout que j'avais d'autres chats à fouetter (mais non je ne fouette pas les chats, je préfère leur faire des grattouilles sur la tête). Du coup quand je suis rentrée chez moi, j'avais juste envie de me poser. J'avais tout fait à pied et si je notais mon itinéraire sur une carte ça ferait des traits un peu partout, tellement qu'on dirait plutôt que j'ai vagabondé au lieu d'aller à des lieux biens précis. Il faut avouer que mon sens de l'orientation est peu développé et que ma lecture de Google maps laisse parfois à désirer. Par exemple, pour accéder à la gare, j'ai quand même été obligée de passer par le centre commercial pour réussir à la trouver. Je peux dire que je n'étais pas réveillée, car, une heure avant mon réveil, les techniciens sont venus installer la fibre optique dans le studio de mon voisin... Et ça foutait bien les boules à Gédéon qui avait l'air de se demander sérieusement d'où provenait le bruit. Bref. Deux jours de marche intensive... Je vais avoir des fesses de rêve.
Pour ce qui est du reste de l'après-midi, j'ai pas mal gribouillé, je les posterais dans l'Edit de l'article parce qu'honnêtement, en rentrant du cinéma, j'avais encore juste envie de m'étendre et pas de scanner des dessins  ou mettre des photos sur l'ordinateur.
Ho, mais voilà donc le lien avec le titre de l'article ! Aujourd'hui sort Ted, mais je suis déjà allée le voir. Aujourd'hui sort Clochette et le secret des fées mais personnellement ça me dit trop rien. Aujourd'hui sort Tous les espoirs sont permis, mais j'irais le voir une autre fois parce qu'aujourd'hui, je suis allée voir Dans la maison. La bande annonce avait piqué ma curiosité la première fois que j'étais allée voir Des hommes sans loi (voyez le rapport...) et je n'ai pas été déçue. Bien que Luchini ait plutôt tendance à m'agacer, je le trouve particulièrement bon en prof de français aigri et limite vieille école : il a le physique de l'emploi et son élocution, n'en parlons pas ! Ça lui va très bien. Et le petit bonhomme, franchement chapeau. Il a un peu tout pour lui, il joue bien et il est mignon. Sa tête de petit con qui sourit comme un pervers. Oui, parce que le film est quand même plutôt malsain vu que ce jeune homme s'imisce dans la vie d'une famille et écrit sur eux. Comme on s'en doute déjà, ça va aller de plus en plus loin, ça va être de plus en plus dangereux. Mais je pense qu'on a dès lors, nous aussi, ce petit esprit voyeur, l'excitation de savoir s'il va se faire voir ou non et surtout le plaisir, du professeur alors, de voir ce qui a été couché sur le papier par la suite. Sa manière de voir les choses et de les dire (car la plupart des rédactions sont narrées, soit par le professeur, soit par l'élève) sont vraiment très agréables : c'est une histoire dans une histoire, qui nous est donc racontée à nous aussi. C'est un film qui traite vraiment du voyeurisme, celui du jeune homme, celui du professeur qui tient absolument à savoir ce qui se passe ensuite en sachant bien la gravité de l'acte mais aussi le notre devant cette situation. Tout s'enchaîne très bien, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer et j'avoue que pour une fois, je n'ai pas deviné la fin. Certains trouveront surement au film un côté un peu pompeux à cause des références à la littérature, aux leçons de narration (hypothèse tout a fait infondée... en fait si, la nénette à ma gauche se plaignait de ça...). Je ne sais pas si c'est parce que c'est un domaine que je connais quand même un minimum  où si la gonzesse en question était juste une grognasse qui font que je ne suis pas d'accord avec cette affirmation. Mais j'opte pour la seconde parce que j'aime la médisance. La musique est sympathique, j'aime la façon dont c'est filmé, particulièrement les scènes narrées où il y a constamment ce doute : est ce que ce qu'il raconte est vrai ou non ? Un film à l'ambiance malsaine, qui met parfois mal à l'aise mais qui ne manque pas d'humour non plus qui provient, comme on s'en doute, tout particulièrement de Luchini. L'adolescent quand à lui est un personnage mystérieux, dont on ne connait rien, comme une ombre qui peut se glisser n'importe où et grâce à qui on entre dans la vie privée de plusieurs autres personnages du film. Une belle performance, une musique vraiment sympa (hormis pendant les scènes de romance, cette musique cul cul qui soit disant fait un décalage, mouerf). Donc, bien. Oui, parce que je n'aime pas donner de notes.

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