10.13.2012

Ainsi commença le weekend Zombie.

La seule chose que j'avais de vraiment prévue pour hier soir, c'était la conférence sur le thème des zombies, qui a eu lieu à 20h au magasin Ukronium 1828 où l'on peut trouver des jeux de société, de cartes et de figurines. Vous savez, ce genre de boutiques que, quand on passe devant, notre première réaction est "Uuurgh ! C'est cher". Et ensuite, quand on est pas particulièrement branché par ce genre d'activité, on peut aussi trouver que les gens y sont relativement zarbis. J'avoue que l'endroit est chouette, style un peu (beaucoup) steam, l'ambiance générale est plutôt cool. Contrairement à la conférence du voyage dans le temps, il y avait pas mal de monde : la salle était remplie et il a même fallu rajouter des chaises supplémentaires pour les derniers arrivants. Moi, comme j'ai un peu la poisse, j'ai eu l'intelligence de m'installer derrière deux midinettes qui pouffaient de rire à la moindre blague et qui n'arrêtaient pas de causer. Bon, si tu est pas venu pour écouter, tu vas dans le fond, tu attends dehors et tu causes dans ton coin, sinon tu fermes ta gueule : c'est pas parce que la conférence ne se fait pas dans un cadre scolaire qu'il faut manquer de respect aux intervenants. C'était ma petite crise de colère de la soirée, la seule et l'unique parce que j'avoue que c'était très intéressant. On a commencé par aborder le zombie de manière un peu plus scientifique (certains ont fait des ouvrages expliquant pourquoi ils ne pourrissaient pas, pourquoi le fait qu'ils se nourrissent de cervelle était illogique, le type de maladie similaire, etc...), une manière de rationaliser la créature avant tout née dans la fiction. Certains écrivent ces bouquins à la légère et d'autres sont quand à eux plus sérieux. D'où une seconde partie sur ce qu'ils appellent "le survivalisme" où l'expression d'une paranoïa grandissante et d'une confusion entre le réel et la fiction. On en vient bien évidemment à l'exploitation (par exemple via la création de zombie fitness pour se préparer à la future invasion). C'était donc bien plus axé sur les excès qui ont parfois mené à des attitudes absurdes, à des personnes qui se préparent réellement et qui presque attendent cet événement... Les voitures anti-zombies, les maisons anti-zombies et bien évidemment les armes : la fiction conditionnerait donc un comportement dans le réel. La troisième partie abordait les cas ayant été reconnus, du moins pendant un temps, comme de véritables zombies. L'exemple le plus récent et le plus médiatisé fut le zombie de Miami (un homme nu s'est attaqué à un sdf et lui a mangé la moitié du visage) qui en réalité, n'avait rien d'un zombie... De même, nous avons abordé le cas des premiers zombie, c'est à dire des personnes dont l'âme à été capturée par un sorcier Vaudou et qui devient son esclave. Là aussi, on s'aperçoit que des gens atteints de maladies particulières (schizophrénie catatonique, épilepsie) avaient été prises pour des cas de zombification. La conclusion étant donc qu'il n'y a aucun zombie parmi nous (noooon, j'y crois pas). Enfin est abordé le zombie dit philosophique, ce qu'il représentait avant et ce qu'il représente dans la société actuelle, les idées qui se cachent derrière cette image. L'être qui a l'air vivant mais qui n'est pas conscient, l'esclave de la société de consommation... mais qui au final en est devenu un produit. Mais plus simplement, dans une époque comme la notre où la mort est constamment aseptisée, presque cachée, le zombie représenterait donc cette mort qui revient chez nous et à laquelle on ne peut pas échapper. Enfin, dans un aspect très simple, que l'on peut voir dans tous les oeuvres de fiction portant sur le sujet, on y observe non pas la peur de la fin du monde mais la peur de la fin de l'humanité et de la civilisation.
Pour finir, mais vraiment finir (parce qu'on était sensés finir sur le zombie philosophique mais on sait tous que quand vient le temps des questions, y'a toujours des gens prêts à faire durer le plaisir un peu plus), l'évolution de l'image du zombie au fil du temps et son profil actuel d'infiltré, de malade : le zombie évolue en même temps que notre monde mais aussi répond aux normes des produits de divertissement.
Intéressant, très instructif pour ceux qui ne connaissent rien à ce domaine mais ne manquant pas d'humour, c'était un bon moment. Un film était diffusé ensuite mais j'avoue que j'avais pas la tête à regarder ça à ce moment là. J'ai préféré regarder un petit épisode de Doctor Who avant d'aller dormir.

Cette après midi et ce soir, c'est donc la grosse journée zombie sur la presqu'île de Lyon. Je n'ai toujours pas d'idée sur le déguisement que je vais faire, je sens que je vais mettre mon long manteau noir, sortir les talons aiguilles et faire ma tronche de six pieds de long, je devrais passer inaperçue. J'espère que les photos que je prendrais seront correctes, sinon, bah, vous n'aurez qu'à imaginer. HAHAHA !



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